À Propos

Je me souviens lorsque j'avait seize ans à Paris, quand je bricolais dans l'arrière boutique de mon père, (il revendait en ce temps là, un système modulable en bois) je fabriquais avec les chutes, des jouets que j'essayais de vendre sur le parvis du centre Georges POMPIDOU. Un jour, j'ai été obligé d'intervenir auprès d'une dame qui discutait avec d'autres personnes depuis un moment et qui me sembla une éternité; car son gamin s'amusait en courant à tirer sur la ficelle que j'avais fixée à l'avant d'un petit camion benne en bois, pour le faire rouler. Le résultat fut pour ma part une engueulade, cette maman estimant que je devais laisser jouer son chéri, et que de toutes manières ce dernier pouvait lui aussi se le fabriquer lui même. J'ai quand mème du faire quelques réparations sur ce camion, pour qu'il passe de l'état d'occasion à l'état neuf. Par la suite, un ami de mon père m'emmena un mercredi voir un atelier d'ébénisterie dans le 11ème arrondissement, je ne savais pas à cette période que c'était un des derniers à fonctionner encore, il se trouvait au bout d'une impasse dont le sol vestige du vieux PARIS, était fait de pavés en bois debout; l'atelier était lui sur deux niveaux avec de grandes verrières; à l'intérieur en son centre sous la surface du sol un arbre à poulie tournait sans s'arrêter comme un moulin, actionné par un moteur situé à l'extérieure dans une petite cabane.

Chaque machine outil était munie d'une courroie et d'une poulie folle qu'il fallait actionner pour les mettre en route. Les machines était au rez-de-chaussée et en haut c'était pour le montage des meubles et la finition. Les ouvriers ayant accepté que je vienne les voir travailler, j'y suis retourné quelques fois. Ensuite un ami de ma soeur me parla d'un endroit ou il avait fait un stage de charpente, c'était la fédération compagnonnique des métiers du bâtiment, située à ce moment avenue jean JAURES dans le 19ème. Entre temps l'idée d'aller moi aussi chez les compagnons, mais pour partir sur le grand tour de France m'attirait. Lors de ma visite ils m'expliquèrent cordialement, que je devais d'abord suivre des cours du soir, faire un stage et passer mon CAP. C'est ce que j'ai fait, un stage qu'ils disaient accéléré de 900 heures et passé mon CAP en 83. Les dix années qui suivirent sur le tour (en comptant 16 mois d'armée qui me permit d'aller au Antilles et en Guyane pour enseigner la menuiserie aux jeunes du pays) me furent formatrices pour le travail et dans la vie. Je passais pendant cette période le brevet professionnel en 89 et le brevet de maîtrise en 92. Ensuite je suis resté salarié dans des entreprises de menuiserie, puis à mon compte pendant 8 ans avec un salarié. Là je ne faisais pas uniquement de la menuiserie (les banques ne m'ayant pas suivi pour l'emprunt de machines outils) je louais, quand il était dispos, l'atelier d'un artisans que je connaissais bien. Après mon stage de patron, ayant brassé beaucoup d'argent mais rien gagné, le jeu de société ne m'amusant plus du tout, je décide de me remettre salarié. Le premier jour ou je regarde les petites annonces, une entreprise cherchait un menuisier avec des connaissances pour la fabrication d'escaliers; vue que j'avais déjà pour mon CAP choisi cette option, et n'ayant par la suite cessé de me perfectionner, j'envoyai donc un CV. Au bout de 7 ans resté dans cette entreprise, ou je pus réellement mettre en pratique mes capacités, grâce à la confiance de mon patron, à la qualité des ouvrages que je devais fabriquer et à la liberté de création qu'il m''était donné pour les réaliser, l'entreprise se restructurant, on me proposa un poste qui ne me convenait pas. Plus tard, mon ancien patron me proposa de me louer l'atelier ou je travaillai si je créais mon entreprise, ce que j'ai fait car l'idée de repartir entrepreneur seul et avec un atelier me parlait bien. A ce jours je travail donc à LA MENUISERIE c'est le nom de ma petite entreprise ou je réalise, dans la mesure du possible, ce que les gens me proposent dans mon activité.

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